Voici quelques conseils pour vivre le mieux possible la « belle » saison, qui ne l’est pas vraiment pour 10 à 30% des Français allergiques aux pollens.

Qu’est-ce qu’un pollen ?

C’est une poussière organique constituée de grains microscopiques produits dans la partie terminale de l’étamine d’une plante. Les pollens de fleurs, d’arbres, de graminées, transportés par le vent, de mars à septembre, sont responsables des allergies dites « polliniques ». La plus connue, surnommée « rhume des foins », est due aux graminées, une famille de végétaux comptant plus de 800 espèces (céréales, fourrages, herbes se terminant par un épi).

Ces allergies aux pollens sont en forte progression en raison de la multiplication des jardins privatifs (avec leurs pelouses et bouleaux), mais aussi en raison de la pollution urbaine ou routière qui altère ces pollens et les rend plus agressifs.

Quels sont les symptômes d’une allergie aux pollens ?

Ce sont essentiellement la rhinite, revenant chaque année à la même époque (caractérisée par des vagues d’éternuements, le nez bouché et un écoulement nasal abondant), et la conjonctivite (les yeux brûlent et pleurent), voire des crises d’asthme ou des accès de toux.

Comment peut-on les prévenir?

Il faut avant tout éviter de s’exposer à ces pollens (en s’abstenant de tondre sa pelouse et en fuyant les courants d’air), les jours de beau temps, où ils sont très présents dans l’atmosphère, ce que signalent les bulletins de « météo des pollens » diffusés chaque semaine dans la presse, selon des indications fournies par des capteurs installés sur tout le territoire.

Qui consulter ?

Si l’origine allergique de la rhino-conjonctivite est suspectée, consultez votre médecin traitant qui vous proposera un traitement pour soulager rapidement les symptômes.

Ensuite, en dehors de la période pollinique, il conviendra de consulter un allergologue, qui pratiquera des tests cutanés avec divers extraits allergéniques pour identifier les pollens en cause. Il en découlera une stratégie de soins adaptée au calendrier pollinique.

Comment traite-t-on une allergie aux pollens ?

En pleine période pollinique, les crises allergiques peuvent être soulagées par des médicaments anti-histaminiques et des traitements locaux (gouttes dans le nez et dans les yeux).

Pour les cas les plus sérieux, si récidives, l’allergologue pourra proposer une désensibilisation spécifique par doses croissantes d’allergènes, destinée à réduire la durée et l’intensité des troubles.

En cas d’urgence et exceptionnellement, il est parfois nécessaire de recourir à une injection de corticoïde, qui inhibe les réactions inflammatoires et allergiques.