La bronchiolite, essentiellement due au Virus Respiratoire Syncitial (VRS), survient sur un mode épidémique de novembre à février et touche jusqu’à 30% des enfants de moins de 2 ans.

Qu’est-ce que la bronchiolite ?

Cette infection est précédée d’une rhinite peu fébrile. Au bout de quelques jours apparaît une petite toux. Le bébé se met à respirer vite et mal, avec un sifflement expiratoire, traduisant une atteinte des bronchioles, les petites bronches terminales des poumons, qui sont envahies de débris cellulaires.

Comment prévient-on l’apparition de cette maladie ?

Il faut retarder, si possible, la mise en collectivité du bébé (pas avant l’âge de 6 mois en période hivernale), respecter scrupuleusement les mesures d’hygiène (lavage des mains, port d’un masque en cas de rhume, nettoyage des jouets…), et surtout interdire le tabac dans son environnement. En attendant un vaccin, il est possible de protéger les nourrissons à risque par des anticorps monoclonaux spécifiques du VRS disponibles en milieu hospitalier.

Comment soigne-t-on la bronchiolite ?

L’hospitalisation s’impose si le bébé est un ancien prématuré, a moins de trois mois, souffre d’une affection pulmonaire ou cardiaque, ou présente des signes d’aggravation : respiration superficielle et trop rapide, forte fièvre, difficultés pour s’alimenter… Dans 90% des cas, la bronchiolite est une maladie bénigne, dont les signes régressent en une semaine au domicile, grâce à des mesures simples : une bonne hydratation pour fluidifier les sécrétions, un couchage sur le dos tête surélevée, la désobstruction du nez avec du sérum physiologique, et surtout l’intervention du kinésithérapeute pour drainer les sécrétions bronchiques.

Dans ses recommandations, l’Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (ANAES) estime que les antibiotiques n’ont guère d’intérêt, puisqu’ils sont inefficaces sur le VRS.

De toute manière, consultez votre médecin dès l’apparition des premiers symptômes.